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La mûre arctique (Rubus chamaemorus)

mardi 30 août 2011, par Xavier Ducros

Contrat Creative Commons

Cette baie jaune, que j’ai croisée et mangée à plusieurs reprises en Norvège, a de multiples noms : mûre arctique, plaquebière, ronce des tourbières ou petit-mûrier, etc. Son nom anglais est cloudberry (joli, non ?), et en norvégien multe. Pour mettre les choses au clair, rien ne vaut un petit nom latin : rubus chamaemorus !


C’est une plante vivace, d’environ 20 cm, et qui pousse dans les tourbières ou les zones humides. La fleur, que je n’ai pas eu la chance de voir, est blanche et possède cinq pétales ; la floraison a lieu courant juin et donne des baies de la taille d’une framboise ou d’une mûre (étonnant !).

Lorsque la baie est rouge, elle n’est pas mûre, et il ne faut pas la manger ; elle est prête à être dégustée lorsqu’elle a sa belle couleur jaune et qu’elle se détache facilement du pédoncule : j’ai eu l’impression qu’elles étaient meilleures (plus sucrées et juteuses) en étant jaune pâle, lorsqu’elles sont bien à maturité, mais c’est à confirmer. Elle est juteuse, assez odorante (l’acide benzoïque, naturellement présent, se sent très nettement), et est très bonne ! Dans le nord de la Norvège, elle semble être à maturité vers le début du mois d’Août.

Sur l’île de Senja, en quelques minutes, j’ai pu en cueillir une belle quantité (voir les photos ci-dessous), pour les déguster natures, juste accompagnées de quelques myrtilles : un vrai régal en guise de dessert !

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Baie non mûre
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Baies (presque) mûres
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Une bonne récolte !
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Un vrai festin !

Outre ses qualités gustatives, elle contient une quantité importante de vitamines C et E : avec un peu moins de 100 g de ces baies, les besoins journaliers en vitamine C sont couverts ! La présence d’acide benzoïque, qui agit comme un conservateur naturel, permet de les conserver, au frais, tout l’hiver (dixit un norvégien croisé avec un seau entier de baies !), pour les manger seules, en accompagnement de desserts, en faire de la confiture, des liqueurs, etc.


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